Notre but

Ultra qui signifie au-delà, car il faut aller au-delà des limites imaginables actuelles pour créer les racines de l’ordinaire. Un ordinaire extra, tissé d’expériences communes, hyper connecté, liant les humains, tournant le dos au modèle dominant de la croissance et de l’individualisme, pour créer un cadre de vie super Ordinaire.

Nous voulons vivre,

créer de la valeur autre que celle issue de la productivité, se sentir utile et en lien avec les autres, favoriser les savoir-faire, la connaissance et leur développement, le transfert, le partage des informations. Inutile de surproduire, le travail vivant a déjà un certain niveau de productivité pour créer et transférer plus de valeur qu’il ne faut pour vivre. Posons-nous la question des rémunérations des designers sur les royalties, des architectes sur le pourcentage des travaux, des artistes et du marché de l’art, des universitaires, des écoles face aux rentabilités imposées au marché de l’éducation, de la recherche fondamentale face aux entreprises. Posons-nous la question de la jeunesse qui accède aux diplômes par crédit dans l’espoir d’une ascension sociale, des familles qui s’endettent pour correspondre aux normes sociales…posons-nous la question de tout cela, alors que la Terre est une sphère non extensible avec laquelle nous devons vivre, alors que la croissance ne peut plus durer face à la finitude des matières premières.
Pour vivre, il faut passer à l’acte, se lancer vers un mouvement libératoire, faire un pas de côté pour inventer un commun nouveau.

Cela consiste à placer l’homme comme un être social, créateur et politique, non pas un homme économique et individualiste, de concevoir des  projets où l’homme est au centre de nos sociétés comme vecteur d’action.

Construire ensemble des projets, des connaissances, diffuser des savoirs, de la culture sur un principe systémique, car «le tout est plus que la somme des parties». Faire émerger des qualités ou des propriétés nouvelles là où les différents éléments l’un à côté de l’autre ne peuvent les faire apparaître, car certaines qualités sont inhibées par l’organisation de l’ensemble et donne un résultat mitigé : «le tout est moins que la somme des parties». (Edgar Morin)

Imaginer un Commons Ultra Ordinaire

L’imaginaire de la dégénérescence de la croissance ne peut signifier régression et être identifié comme un retour vers la précarité.
Actuellement, nos styles de vie sont fortement influencés par la production obsessionnelle de marchandises, afin de soutenir la production ; en vue d’arriver à ces objectifs, il est indispensable pour le système de mettre en place une pensée homogène ; pour cela, ce système a besoin de personnes n’ayant aucune culture et surtout aucune culture du faire.
Il ne s’agit pas d’auto-produire parce que l’on est en situation de précarité, il s’agit de comprendre, de créer de nouveaux imaginaires où chaque homme fait partie d’un tout – l’organisme global -, mais en même temps l’organisation globale est une partie. De fait, cette organisation globale s’ancre dans un lieu de vie à travers le patrimoine historique, les  histoires de vie. Ces lieux sont les images de nos sociétés et sont présents dans chaque individu-citoyen, en tant que tout, à travers son langage, sa culture, ses normes… mais ils sont aussi leurs spécificités, leurs histoires personnelles. En partant de ces observations, nous imaginons les liens, les relations qui permettront peut-être de créer un global-local.

Schéma des réseaux.
Schéma des réseaux. Crédit illustration : Charlotte Martin.

Par indépendance locale, nous n’entendons pas repli,  il n’est pas question de produire tout soi-même, ni même de vivre en autonomie et isolé en concurrence permanente, mais de sortir de ces images de notre époque construite entre DYI et Uberisation de la société annulant le contrat social inscrit dans nos institutions. De fait, «l’emploi se définit par le contrat de travail qui engage le travailleur et l’employeur. Ce contrat précise le poste de travail, son contenu, sa rémunération et son temps de travail. Comme tout contrat, il ne peut être effectif que si un système de règles et de sanctions en garantit la réalisation. Aucune société, même la plus libérale, ne peut être une somme de contrats entre individus, car ces contrats doivent être garantis par un tiers qui dépasse les parties. Il y a quelque chose dans la société qui excède les relations entre acteurs aussi complexes soient-elles. Ce quelque chose est l’institution. […] Les institutions ont aussi un sens et même elles se fondent sur un imaginaire social.» (Mireille Bruyère dans L’insoutenable productivité du travail)

Comment trouver une base commune qui remplace celle du modèle du travail-salariat actuel ?

– Des règles qui favorisent les liens nouveaux entre signifiant et représentation, entre discours ou schèmes de pensée, réalisations technologiques dans un contexte social historique précis. Elles définissent et organisent les moyens, les imaginaires, pour être le support des bonnes pratiques d’usages dans un contexte précis.

– Des règles qui organisent un équilibre entre nature et économie, articulant les relations entre économie (du grec ancien oikonomía) signifiant administration du foyer et les activités humaines : production, distribution, échange et consommation de biens et de services (marchands ou non).

– Des règles qui favorisent la connaissance à travers une pédagogie de transmission, d’acquisition, de création de connaissances, utile et spécifique. Et non une pédagogie transmettant un savoir d’origine bourgeoise déjà consolidé à une classe qui en est privée.

Créer du commons pour habiter

Création de Tools et de protocole de travail.
Création de Tools et de protocole de travail. Crédit illustration : Charlotte Martin

L’hyper industrialisation permet de reposer certaines questions fondamentales sur les organisations sociales et politiques pour construire des projets et de l’habitabilité sur la base d’un commun partagé. Par hyper industrialisation, il est entendu l’ensemble des éléments issus du monde industriel, diffusés auprès des hommes reliant l’usage domestique du réseau d’Internet et moyens de production numérique  ouvrant vers de nouvelles possibilités de production, de diffusion et d’échange. Transformer les enclosures culturelles et de la connaissance pour créer des communs basés sur le fondement de l’économie de la connaissance et de l’information en réseau libre et consultable par tous.
Ces communs ne sont possibles que par l’infrastructure d’Internet, les ordinateurs domestiques, les téléphones mobiles, les codes-barres, les réseaux de circulation, les moyens de transport qui dessinent organiquement ce maillage. Ce maillage, qui va bien au-delà d’Internet et des impressions 3D, dont l’ensemble des médias parle régulièrement et si souvent, pose la question des nouvelles formes de diffusion de contenu, des interactions entre les divers modes de faire pour créer des projets communs.

Les scénarios : Mixer, remixer entre tout et tous (habitants, tiers-lieux, unités de productions)

Ils se structurent dans les lieux précis, ils naissent de l’observation, de la cartographie holistique qui permettra plusieurs niveaux d’organisation, de prise en compte de différentes dimensions à partir des relations et interactions des différents points observés et relevés. Pour savoir évaluer ce que l’on voit et perçoit. Il s’agit d’approfondir sa première approche en repérant le plus précisément les différents éléments, les différentes articulations. Le travail pluridisciplinaire ici joue un rôle primordial. C’est sur la base de la cartographie que nous sollicitons et collaborons avec les différentes personnes qui participent de près à Ultra ordinaire ; il arrive que des collaborations naissent à la demande.

Plan du site :

  1. Se saisir du réel : les enjeux de l’observation 
  2. Blog : Il s’organise autour des lieux et observations identifiés à partir d’enjeux spécifiques (Catégorie lieu et catégorie enjeu et enfin observation). L’observation permet de mettre en place des hypothèses de projet sur l’habitabilité de notre monde autour de commun (Catégorie Commun). À partir de là, des scénarios se déploient dans des expérimentations, des productions mixées et remixées dans des tiers-lieux ou/et des unités de productions existantes (Catégories : working progress, et lieux de production : tiers-lieu, PME, artisanat, personnes, etc…). Afin de compléter les points de vue, la catégorie hors champs recueille des textes, articles, etc…
    1. Albi (2017-2018)
    2. Caylus (2016-2017)
    3. Toulouse (2015-2016)
    4. Coin de la cheminée (2014-2015)
    5. Chambres enfants (2013-2014)
  3. Réseaux
  4. Portfolio
  5. Contact