La brique de Toulouse

Elle fait partie du patrimoine toulousain, nous nous sommes intéressés par conséquent à l’entreprise Virebent qui a porté cette notoriété au plus haut.

Notre objectif

Réévaluer le processus de production de l’époque, afin de permettre des créations répondant aux questions environnementales et de soutenir les activités économiques spécifiques d’un savoir-faire territorial, en créant un lien entre fabrication artisanale et numérique. Processus fluide comme la chaîne du numérique, permettant de pouvoir réparer, adapter à la culture du projet ou à celle de l’usager.

Regardons de près d’où vient la spécificité et le savoir-faire toulousain autour de la brique.

En 1831, au début de l’ère industrielle, les frères Virebent déposent un brevet pour une machine à profiler admettant la fabrication des briques.

Extrait du brevet des frères Virebent déposé le 18 juin 1831 et visuel issu du journal "À Toulouse".
Extrait du brevet des frères Virebent déposé le 18 juin 1831 et visuel issu du journal « À Toulouse ».

Le brevet est présenté dans un livre. Notons que l’ouvrage est exécuté sous l’ordre de M. le Ministre du Commerce et qu’il est déposé au Conservatoire des Arts et Métiers, afin de répertorier et présenter les brevets d’invention. Soit, 100 ans après l’encyclopédie de Diderot et d’Alembert qui, elle, avait pour objectif de cataloguer les savoir-faire. L’ouvrage décrit les machines et les procédés issus des brevets d’invention et de perfectionnement et le lien avec les importations commerciales.

Page du catalogue de l'entreprise des frères Virebent à Toulouse, déposé au Musée Paul Dupuy.
Page du catalogue de l’entreprise des frères Virebent à Toulouse, déposé au Musée Paul Dupuy.

 

Le procédé des frères Virebent consiste à faire des profilés, des moules, afin de produire en série des formes qui autrefois étaient sculptées ou formées une à une. Le moule consent de mettre la terre sous matrice. La pièce formée est par la suite assemblée, ajustée, puis cuite, et cela dans un laps de temps bien moindre que par l’ancien système.
On passe de la sculpture au moule, de la pièce unique à la petite série de production artisanale.

Échantillon de briques avec le nouveau procédé avant la cuisson.
Échantillon de briques avec le nouveau procédé avant la cuisson. Crédit photographique : Cécile Laporte et Irina Pentecouteau.

Qu’en est-il aujourd’hui avec l’arrivée du BIM ?

Le BIM (Building Information Model) permet de venir insérer de l’information spécifique dans un projet. L’information est à l’intérieur du processus de projet architectural. On visualise le procédé, le patron d’assemblage que doit effectuer le lot façade-gros œuvre.  L’hypothèse est d’utiliser ce vecteur d’information pour créer des briques et des décors spécifiques à chaque lieu et usage.

Échantillon de briques avec le nouveau procédé avant la cuisson.
Échantillon de briques avec le nouveau procédé avant la cuisson. Crédit photographique : Cécile Laporte et Irina Pentecouteau.